LA TRIBUNE LIVRADAISE

LA TRIBUNE LIVRADAISE

Historique de La Poste de Ste Livrade

Histoire du bureau de Poste de Ste Livrade

 

D’après «  l’ordre et règlements » de Monsieur de Louvois  grand maître des courriers, le bureau de direction de Ste Livrade fût créé sous Louis XV en 1716. La lettre la plus ancienne connue à ce jour pour Ste Livrade date du 15 août 1691 pendant le règne de Louis XIV et était adressée à une certaine Mme d’ Hauterive.

 

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Lettre de Ste Livrade datée du 31 Novembre 1894

 

Le bâtiment qui abrite la Poste aujourd’hui est situé à la porte du Théron. Il est adossé à l’ancien mur de la seconde enceinte fortifiée qui a été édifiée après 1289 par Jean de Grailly, Sénéchal de l’Agenais. Ce bâtiment a été agrandi et plusieurs fois rénové pour répondre à l’augmentation du trafic postal au cours du XXème siècle. L’inventaire général du patrimoine culturel le date de la fin du XVIIIème siècle-début du XIXème siècle. Il aurait appartenu à une certaine famille Lacoste, qui se trouvant sans descendance en aurait fait don à la commune ainsi que de la propriété agricole qui abrite la mosquée, contre un hébergement à la maison de retraite jusqu’à la fin de leurs jours. Il est appuyé aux fortifications d’agglomération (mur Nord). La façade a été refaite à la fin des années 1920 et recouverte d’un enduit vert sous la mandature du Maire Gaston Carrère. Le maître d’œuvre reste inconnu.

 

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Photo de Postières vers 1910

 

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La façade de La Poste de Ste Livrade dans les années 1930

 

Le système de tarification avant le timbre poste

 

Avant l'avènement du premier timbre le port était payé par le destinataire et dépendait de la distance. Les tarifs s'échelonnaient de 20 centimes pour 40 kms jusqu'à 1 franc 20 au delà de 900 kms. Cet abaissement du prix du port provoqua un accroissement du volume des correspondances qui passa de 122 millions de lettres en 1848 à 165 millions en 1851.

 

 https://static.blog4ever.com/2014/03/766835/artfichier_766835_4208721_201410225647564.pngLettre datant de 1775 (règne de Louis XVI) avec la marque postale

"Ste Livrade"

 

Cette marque postale linéaire fut mis en service en 1716 sous Louis XV lors de la création du bureau de direction de Ste Livrade pour indiquer l'origine de la correspondance.

 

la poste avant le timbre 2.pngLettre datant de 1827 avec la marque postale "45 Ste Livrade"

 

Cette marque postale a remplacé la précédente lors de la division de la France en départements le 4 Mars 1790 par l'assemblée nationale constituante, le Lot-et-Garonne ayant hérité à l'époque du N° 45 dans l'ordre alphabétique.

 

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Lettre postée à Ste Livrade sur Lot en 1839 avec taxe de 1 décime rural

 

La taxe du décime rural (ici dans un ovale) s'ajoutait au port de la lettre payé par le destinataire. Juste dessous, l'empreinte circulaire d'un timbre de boîte rurale. A noter sur la droite le grand cachet dateur type 13 du 18 Novembre 1839.

 

la poste avant le timbre 4.pngLettre postée à Ste Livrade sur Lot en 1845 avec cachet à date type 13

 

Le cachet à date type 13 est apparut en 1830 sous Louis Philippe. Il indique le bureau d'origine, le numéro du département ainsi que la date et l'année. Il était en service dans les bureaux de distribution.

 

la poste avant le timbre 5.pngTimbre 20 centimes noir au type Céres

 

 Le premier timbre français a été émis le premier janvier 1849.

Il s'agit du 20 centimes noir au type Céres, déesse de l'abondance dans la mythologie Grecque prise pour symbole de la IIème République. Dessiné par Jacques-Jean Barre graveur général des monnaies, sa fabrication sera confiée à Anatole Hulot qui fera exécuter son impression par l'imprimeur Tacquin à l'Hôtel des monnaies de Paris. Il marque la réforme postale faite par le directeur des postes de l'époque Etienne Arago qui s'est inspiré de la réforme britannique de 1840. Il servait à payer par l'expéditeur le port d'une lettre simple jusqu'à 7,5 grammes quelque soit la distance dans la France entière ainsi qu'en Corse et en Algérie.

 

A compter de la même date, 1er Janvier 1849, les correspondances non affranchies étaient taxées comme par le passé, c'est à dire en fonction de la distance.

 

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Lettre postée à Ste Livrade sur Lot en 1854 non affranchie

surtaxée à 30 centimes

 

Durant l'année 1849 sur 158 millions de lettres expédiées seulement 23 millions sont affranchies avec un timbre-poste. En 1854 sous le IInd Empire 40 % des lettres ne sont pas affranchies, aussi une surtaxe est créé. Exemple sur cette lettre : 30 centimes pour un courrier ne dépassant pas 7,5 grammes. On notera la présence d’un timbre de boite rurale ( un A dans un cercle).

 

La Poste sous le second empire (1852-1870)

 

Suite au coup d’état du 2 Décembre 1851, le prince Charles Louis Napoléon Bonaparte a été proclamé empereur des français. En 1852 les lettres sont affranchies par des timbres à l’effigie du nouvel empereur.

 

Le 1er Janvier 1852 l’administration décide de mettre en service pour oblitérer les timbres un losange au centre duquel on lit un « petit chiffre » identifiant le bureau d’origine. Le numéro 3164 a été attribué à Ste Livrade sur Lot.

 

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Lettre affranchie en 1860 avec le 1er timbre de l’empire 20 cts bleu non dentelé numéro 14 avec petit chiffre de Ste Livrade 3164

 

En 1862 on trouve que les « petits chiffres » ne sont pas assez lisibles et seront remplacés par des « gros chiffres ». Ste Livrade héritera du numéro 3721 toujours désigné par l’ordre alphabétique.

 

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Lettre affranchie en 1863 du même timbre que précédemment avec

le gros chiffre de Ste Livrade 3721

 

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Lettre affranchie du 20 centimes bleu napoléon III dentelé, non lauré n°22, gros chiffre 3721 en date du 13 Mars 1854, affranchissement insuffisant en rouge, taxé à la plume : 12 décimes

 

 

La Poste ferroviaire à Ste Livrade

 

L’installation du chemin de fer dans notre région donna lieu à de nombreuses rivalités. Dès 1837, le conseil général de Lot-et-Garonne demande une voie ferrée principale d’Agen à Bordeaux.

 

La gare de Ste Livrade se situe sur la ligne secondaire Penne d'Agenais-Tonneins longue de 33 kms et qui dessert les autres gares de Castelmoron-Le Temple, Fongrave, Granges-Laffite, Clairac et Tonneins.

 

Elle est officiellement ouverte après bien des vicissitudes le premier juillet 1894. Elle fût raccordée à la grande ligne Bordeaux-Cette (Sète).

 

Après bien du retard occasionné par la rivalité entre la compagnie des chemins de fer du Midi (concession du sud Garonne) et la compagnie Paris-Orléans (concession du nord Garonne) ; c’est cette dernière qui exploita notre ligne jusqu’au milieu du XXème siècle. Jugé peu rentable le service fut supprimé à la même époque au profit de la route.

 

 CP gare 3.JPG       Ce train va desservir les gares de Castelmoron-Le-Temple, Fongrave,

Granges-Laffite, Clairac et Tonneins.

 

Les trains ne comportaient pas à proprement parlé d’ « ambulant » (wagon postal rattaché au convoi) comme sur les grandes lignes, mais d’un « convoyeur-ligne ». Il s’agissait d’un postier occupant un compartiment du train et chargé de convoyer le courrier qui lui était confié et de le ventiler selon sa destination à chaque arrêt du train.

 

 lettre train.png

 

Lettre pour Villeneuve sur Lot affranchie d’un 15 centimes bleu type sage oblitérée du cachet convoyeur-ligne « Tonneins à Penne »

en date du 29 Novembre 1894

 



22/10/2014
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